سنونوة وحيدة لا تصنع الربيع
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- Oh, oui. Beaucoup de gens ne savent pas ce qu'ils cherchent. (Il fixa les yeux au plafond.) La plupart des gens traversent la vie comme des somnambules. Ils veulent posséder, gagner de l'argent, consommer sans cesse. Les gens sont tellement grisés par l'accessoire qu'ils en oublient l'essentiel. Ils veulent une nouvelle voiture, une plus grande maison, des vêtements plus chic. Ils veulent perdre du poids, retrouver leur jeunesse, et rêvent d'impressionner les autres. (Il respira profondément, pour retrouver son souggle, et regarda son fils.) Sais-tu pourquoi?
- Non, pourquoi?
- Parce qu'ils ont faim d'amour. Ils ont faim d'amour et ne le trouvent pas. C'est pour cela qu'ils se tournent vers l'accessoire. Les voitures, les maisons, les vêtements, les bijoux... Toutes ces choses ne sont que des dérivatifs. Ils manquent d'amour et cherchent des substituts. (Il secoua la tête.) Mais ça ne marche pas. L'argent, le pouvoir, la possession... Rien ne remplace l'amour. C'est pourquoi, lorsqu'ils achètent une voiture, une maison, un vêtement, leur satisfaction est éphémère. Et à peine les ont-ils achetés qu'ils cherchent déjà une nouvelle voiture, une nouvelle maison, un nouveau vêtement. Ils cherchent quelque chose qui ne se trouve pas là. Aucune de ces choses ne procure une satisfaction durable parce qu'aucune d'elles n'est vraiment importante. Ils se démènent tous pour s'approprier quelque chose qui se dérobe. Quand ils achètent ce qu'ils désirent, ils sentent en eux un vide. C'est parce qu'ils désiraient autre chose que ce qu'ils ont acheté. Ils veulent de l'amour, pas des objets. Ceux-ci ne sont que des ersatz, des accessoires qui masquent l'essentiel.
[...]
- J'ai suivi un autre chemin. Je n'ai jamais voulu être riche, c'est vrai. Mais j'ai passé ma vie à la recherche de la connaissance.
- Tu vois? C'est quand même mieux, non?
- Bien sûr que c'est mieux. Seulement, je t'ai négligé. Et ça, ce n'est pas bien non plus. (Il haleta de nouveau.) Tu sais, j'en suis arrivé à la conclusion que le plus important, c'était de nous consacrer à la famile et à la communauté. Il n'y a que ça qui puisse nous combler. Il n'y a que ça qui ait du sens.
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Ceci est un passage du livre que je viens de finir: La Formule de Dieu de José Rodrigues Dos Santos, pp.680-681 qui m'a été conseillé par mon oncle... C'est une démonstration scientifique de l'existence de Dieu... Un peu tiré par les cheveux, mais une lecture attentive est intéressante. La citation provient de la dernière discussion que le héros, Tomás Noronha, un professeur de cryptologie portugais, a avec son père Manuel Noronha, professeur de mathématiques. Ce dernier est atteint du cancer du poumon et ne va pas passer la nuit.
Ça fait un bail que je n'ai rien posté ici, et j'arrive avec une histoire de cancer... Mais je ne savais plus trop par où commencer après tant de mois de silence... Beaucoup de spectacles, de concerts, de gens, d'idées fantastiques... Ca fait perdre un peu le Nord et la plume aussi...
Enfin si, j'ai écrit, mais de la poésie... J'ai essayé l'écriture à contraintes, plutôt que le free style... [Georges Perec et son style oulipien me poursuivent.] Ça a donné quelques trucs assez intéressants, à mon avis. Dont une chose que j'ai accepté (tant bien que mal) de partager avec autrui... Et du coup, je vais le partager ici.
Par ce poème, j'ai touché un millier de personnes, et il a été par dessus le marché traduit en anglais et en arabe. J'ai été stupéfaite de l'ampleur que peuvent prendre les écrits de nos jours. J'ai été encore plus stupéfaite de l'aide que mes proches m'ont fournie. Une dizaine de personnes s'est armée de patience pour me convaincre, même à distance, que c'est assez bien pour dépasser mon fond d'ordi.
Oh, et puis, ces quelques mois d'absence ont vu la fin de mes études (la remise de mon mémoire), le mariage de ma tante, ma rentrée à Paris (entre autres choses...)! C'est plein de péripéties, de nouveaux ajustements... Un peu de trépignement... Quelle est la suite? Quelle est la route à prendre? Tant de questions que tout le monde me pose, et auxquelles j'ai bien peur de ne pas avoir de réponses assez convaincantes. Je sais où j'ai envie d'être, où je capte une énergie vitale supérieure à celle que je capte partout ailleurs... Mais je ne sais pas. Je doute. J'attends quelque chose... Je ne sais pas exactement quoi.
Aucun doute, quand elle se présentera, je saurai...
En attendant, güle, güle!
L'A.M.M.
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PS: Je prends beaucoup de photos en ce moment... Pour une fois que le résultat ne me choque pas par sa médiocrité... Je vous propose de regarder et de me donner votre avis... Ca c'est la série Paris, sept-oct 2013! Je vais essayer d'en mettre quelques unes de Cambridge, plus tard...