Autumn Song, Verlaine, 1866
Ca commence souvent par merci. Alors merci.
Pour ceux qui me (sup)portent quotidiennement. Virtuellement. Réellement. Peu importe en fait. Ces personnes doivent certainement avoir les oreilles rebattues par l'inventaire des innombrables tâches encore inachevées qui s'amoncellent aux ordres de mes jours...
Merci aussi à ceux qui ne s'étonnent pas quand mes yeux transpirent, à coup de frustration... Et qui compatissent, aussi. <La victoire est, en revanche, un plat qui se mange brûlant, semble-t-il Hamdellah!> Merci à ceux que je retrouve dans la cage d'escalier de la Bibli pour craquer en cœur. Merci aux encouragements au sortir des galops, cheveux en l'air d'excitation.
Autre chose, les Statistiques commencent à me monter au cerveau... À en croire ce petit bout de e-BD que mon prof a eu le malheur de mettre en en-tête de son cours d'il y a 2 semaines... It's certainly one way to put it... (Merci au clear outlier de ma vie pour les précieux conseils, les acerbes critiques, la musique, les cultural insights, le bonheur concentré et le piment...) <Aw, cheesy time!>
Juste merci, really.
Ces dernières semaines ont été pretty intense... On m'avait pourtant mise en garde sur la difficulté masteriale...
À coup de détour par les Urgences (pas pour moi, cette fois!), galops d'essais, concert hispanophone, multiples travaux en équipe, remise à niveau en maths, 'Iftidad: circonstance aggravante del ightisab fil 9anoun el maghribi, au fait comment on dit circonstance aggravante?', et bien plus encore...
En fait, travailler en groupe des fois c'est un méga challenge... Ça nécessite d'être responsable, courageux et honnête, clés de la conscience professionnelle... Et des fois, une équipe n'a pas d'alchimie. Ni de magie. Ni rien du tout for that matter. Donc à 11h45, quand la deadline (with an emphasis on the dead) est à 12h30, et bah des fois, un travail de groupe n'est juste pas prêt d'être prêt...
J'ai appris ça à mes dépends ce mois-ci.
Le nombre de tâches automniales m'a aussi amenée à passer beaucoup de temps à la Bibliothèque de l'université... Et cette activité a apporté avec elle de nouveaux dilemmes moraux!!! (Sérieux, comme si on avait pas déjà suffisamment à faire avec tous les VRAIS problèmes dans ce monde...)
Bon, théoriquement la Bibliothèque est beaucoup trop petite pour nous accueillir tous, nous autres pauvres mortels étudiants en Master ou en undergrad'... Ainsi, la règle est Premier arrivé, premier servi. Jusque là pas de problème, à 9h pétantes, je suis à l'angle de la rue Saint-Guillaume... Ça se corse quand une envie très humaine nous tenaille soudainement les entrailles... Il est 12h30 et tu commences à avoir faim, très faim... (Trop faim?) Le seul problème est que tu as une place magnifique à la Bibli... Une vraie table, sans Mac inutile devant... Une vraie place trop cool, au 2e étage (Tu n'as même pas besoin de faire de l'escalade pour l'atteindre) Et tu as déjà vu une trentaine de personnes déambuler back and forth, cherchant désespéremment une place pour s'asseoir.
Dilemme: Tu es confrontée à un choix: 1/ soit tu laisses tes affaires sur place (en gros tu fais semblant que tu t'absentes juste 30sec. alors que tu es en train de déjeuner dans le jardin avec tes potes pendant une heure...) Dans le langage initié et sans complexe, 'Je réserve ma place à la bibli' 2/soit tu prends tes affaires avec toi et après t'être repu et diverti pendant une petite heure, non seulement ta place est prise, mais toutes les autres -y compris le sol de la Bibli- sont prises aussi...
Les premiers jours, tu te laisses consciencieusement mourir de faim par simple morale... OK, je rentrerais plus tôt chez moi, c'est pas un souci... Mais les dates fatidiques approchant, tu ne peux plus te permettre aucun écart et tu finis par succomber... Fine, mes affaires occupent à présent "mon" bureau même quand je pars pour ma pause. C'est comme ça que j'ai survécu à mes 9h-21h de Bibli... Fun times...
Mon Octobre fut studieux... Ça m'avait manqué de me défoncer comme ça... Et ça me plait bien, en fait. Pourvu que ça dure!
Vous me manquez les djeun's. Bisous de terre oxonienne.
L'AMM, still blabbering in 2011.