L'ex-Parisienne, back in town - Conquête en pause
Mon amie vient de me faire redécouvrir ce blog en likant sur Facebook un de mes articles précédents. Geste qui bien entendu n'a pu m'atteindre qu'en plein cœur. Comme toujours quand il s'agit de cette personne.
Même s'il est vrai que je ne conquis donc plus le Londonistan pour une période prolongée, qui durera jusqu'à Septembre prochain, il n'en reste néanmoins qu'avec ce blog j'ai appris à partager, même si c'est à toute petite dose je le conçois, ce qui se passe dans ma maigre cervelle. Et j'aime finalement bien ce sentiment.
Ainsi, depuis le 24 juillet, date fatidique où je quittais ce nouveau chez moi, où j'avais entrepris de vivre une existence paisible et rangée, j'ai retrouvé le marasme quotidien d'une vie de "vrai" étudiant, par vrai j'entends bien entendu Français, of course.
Avec des journées à 8h de cours, des changements de bâtiments trois fois dans la même journée (27, puis 13, puis 27 again...), des professeurs complètement indifférents à leurs étudiants, ces travaux en groupe qui m'avaient tant manqués, des réponses aux e-mails qui viennent bien après les délais prévus de 48h, des 'Je préfèrerais que vous passiez par votre délégué plutôt, car je reçois 100 e-mails par jour, vous comprenez?', des e-learnings d'anglais, des cours en arabe sur le Droit... Welcome to PSIA, my dear!
Bien sûr, ça n'est jamais aussi terrible que je le décris. En fait, c'est même assez génial. ('Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre!')
J'ai retrouvé la ville que j'avais quitté en Juin 2006, pour des contrées plus désertiques et islamiques, et je l'ai retrouvée inchangée, toujours aussi familiale, amicale, chaleureuse.
Et si l'été fut assez hivernal sur toute l'Europe continentale, et plus particulièrement sur Paris où j'eus l'honneur d'être coincée, (en bonne compagnie certes, mais coincée tout de même), l'automne indien fut déclaré pas plus tard que samedi dernier. En fait, le temps est si beau que ça donnerait presque envie de ne plus jamais quitter cette ville. Ma ville?
Le temps passe tellement vite qu'on est déjà en Octobre alors que c'était hier le premier jour de cours -/i\ History of Globalization /!\-, la rentrée, l'anniversaire et la SANGRIA, les retrouvailles avec les meilleures colocataires de la planète, la fin de la période estivale en contrées familiales et bénies, les Bonnes Actions, les moins bonnes aussi...
Et c'était déjà le temps du clochard de la cage d'escalier, du sorbet au citron maison, du Bus 54, des SMS oubliés, du colis de bouquins au milieu de ma toute nouvelle chambre bleue, du voyant lumineux jaune de la NeufBox d'SFR, de Halla2 la wein?x2, des 'Mais ça craint pas trop Pigalle, la nuit?', des SAT scores et autres réjouissances Ivy-leaguistes et fraternelles.
Paris, je t'aime, envers et contre tout, ou peut-être en vert et contre tous? Mais je ne peux te mentir, Londres conserve encore l'avantage dans mon cœur. L'étendue de ses possibilités aura en partie eu raison de mon chauvinisme.
Si vous prenez le temps de lire ce tissu d'âneries, je vous salue chaleureusement de mes Batignolles préférés.
Bisouyet,
L'A.M.M. à lunettes.