M-N, swipe cards and I
Il est vrai que les nouvelles se font rares par ici. Il faut dire qu'en fait, je ne sais pas vraiment par où commencer...
Alors je vais commencer par ce fait surprenant. En fait, en quatre ans dans des appartements avec portes à clés, je n'avais jamais oublié ces petits bouts de métal sans lesquels il m'était impossible de sortir de ma tannière, quitte à taper du pied, implorer Dieu et m'emporter, si les 2 options précédentes ne parvenaient pas à me faire mettre la main sur les précieuses. C'était donc une nécessité, un petit mémo mental: "Clé: check, Cerveau: check, Abaya: check" (le dernier, c'est juste par amour des controverses). Il semblerait qu'ici, à Londres, dans cette nouvelle résidence, magique à bien des égards, il me manque une case. En à peine 2 mois, j'ai réussi à oublier mes clés 4 fois. J'en parlais justement à ma voisine de palier, MN, qui faisait le même constat que moi... Il n'y a aucune sorte de punition pour les oublis de clé à répétition. Qu'adviendrait-il si toute la résidence (à peu près 700 personnes) se mettait à oublier ses clés de façon régulière. Heureusement que les porters sont compréhensifs... Mais quand même, c'est pas sérieux, tout ça.
Sinon, tous les chemins mènent à Londres, sur mon lit de camp. Je tiens à réitérer toutes les invitations que j'ai déjà formulées par texto, message facebook, chat, linkedin... Plus je fais visiter Londres, plus je me rends compte de l'étendue de ses possibilités (les shawarmas d'Edgware Road se sont pliés aux dures lois du capitalisme, la mousse du café de Borough Market est toujours aussi artistique, le Chai Latte du Chapters de King's est devenu beaucoup plus sucré, les écureuils de Hyde Park prennent trop la confiance). Petit bonus 2012-2013: je n'ai pas ni à laver les draps, à ni faire la cuisine et la vaisselle (sauf pour les choucroutes de 12 personnes et autres spécialités francophones)! On aura donc une encore plus grande marge de manœuvre pour faire les fous, sauf entre 21h et 9h quiet hours obligeant!...
Se faire Oxford et Cambridge en deux semaines, c'est quand même fort. Et voir une même personne dans les deux lieux, c'est quand même assez déroutant. Se faufiler dans les Colleges - invitée et non-invitée - à ce petit arrière-goût d'interdit qui rend l'aventure encore plus sympathique. Pour ceux qui s'en inquiètaient, l'industrie de Fitzbillies a été sauvée de la faillite au prix d'une métamorphose du lieu. J'aimais quand même bien l'ancienne boutique sombre et bizarre. En fin de compte, la morale du nouveau James Bond Sky Fall c'est bien qu'avant c'était mieux, non? Ça s'applique assez bien au cas de la pâtisserie qui m'intéresse.
En plus de ça, les Arabes s'organisent doucement, mais sûrement, pour planifier (au moins une partie de) la vie associative du Campus, ponctuer les semaines de films arabes, de pub quiz et autres évènements de la trempe... Patience, graines de génies au travail.
Mais, c'est vrai que ce ne sont pas les évènements qui manquent. Ni les conférenciers impressionnants, ou encore les gens-Encyclopédies...