MashallahNews.com et autres nouvelles
Denya Zghire - Hussein Al-Deek
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"Attention storytellers, word weavers and possessors of wild imaginations, Mashallah News is happy to announce a call for submissions for our first fiction series. Last summer, we ran a couple of food-themed stories, which were quite successful. After much brainstorming, we agreed on focusing our next curated series on fiction, and decided on FATE as the theme through which to inspire our writers.
We would like to invite writers - aspiring or established - to imagine alternative fates for what is, at present, a complicated Middle East. While the various crises sweeping the region might oppress our sense of what is possible and confine our hopes to a handful of initiatives, our imaginations are beyond the scope of contemporary limitations. By inviting writers to use the tools of fiction to contemplate the farfetched and seemingly impossible, we hope to spark a very real debate about what kinds of future Middle Easts are conceivable.
Please note that we're not looking for sweeping prescriptions, manifestos or grand narratives, but rather personal and intimate reflections on specific aspects of the Middle Eastern tomorrow. We're open to multiple genres, not just straightforward narratives. If you want to submit a piece of experimental writing or poetry, please go ahead.
The deadline is February 3rd. If you want to send us a pitch before writing your story, please do so, we're happy to help you build your narrative. Fiction knows no word limits, so don't worry too much about that, but please don't send us a novella; we have to leave room for others. Finally, we accept submissions in English, Arabic, Turkish and French.
You can reach us at info@mashallahnews.com. We look forward to your submissions.
The Mashallah News Team"
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J'entends souvent que les moyen-orientaux ont moins d'opportunités que les autres pour s'exprimer et ont moins de relais pour exprimer leur opinion... Je ne sais jamais quoi répondre... En tout cas, je trouve cette initiative géniale, parce que par l'écriture - même fictive - la pensée chemine. Je suis convaincue que le rêve est la béquille de l'homme (et de la femme) pour avancer. Et si on peut encore rêver à un futur - certain ou incertain, bon ou mauvais, utopique ou dystopique - alors peut-être que tout n'est pas perdu... Je vais essayer de contribuer à ma façon, peut-être avec un texte sur la solitude... La destinée d'un solitaire. La solitaire destination finale de la modernité. (Oui, je pars en live... possible...) Ou peut-être écrirai-je une histoire néo-ottomane, juste pour faire frissonner mes ancêtres! Enfin on va voir, parce que le maronitisme, ça va bien une minute, mais il ne faudrait pas qu'on verse dans le crétinisme (ou je vais oser le jeu de mots à 25 kurush: moronism).
En tout cas, je suis dans le bon cadre pour le néo-ottomanisme. Istanbul inspire, expire, transpire l'ottomanisme sans les complexes historiques que moi, petite fille de la montagne-refuge, j'ai toujours porté en moi, comme un fardeau hérité... Transmis de génération en génération comme un leg obsessionnel de bon aloi. Est-il normal de perpétuer des haines pluricentenaires sous le couvert d'un complexe de relations difficiles de dominé à dominant? Je ne crois pas que la haine soit quelque chose à parainiser, sinon on n'irait vraiment pas très loin.
Et puis, il faut se souvenir que les influences sont souvent centripètes (et pas seulement centrifuges) et il est impossible de ne pas le voir. Dans mon cas, au quotidien je remarque à quel point la langue turque est truffée de mots arabes (et pourtant, d'après un ami azéri, c'était encore plus le cas avant la réforme linquistique d'Atatürk...) et français... Et du coup, au bout d'à peine quelques semaines, je m'en sors déjà pas trop mal dans la compréhension en langage des signes!
Un constat marrant est qu'Istanbul est en fait un peu le point de rencontre entre l'Ouest et l'Est pour toutes sortes d'entreprises, organisations... Et du coup, beaucoup de gens de tous poils se retrouvent là un peu par hasard. Et tout ce beau monde se retrouve au moins un peu dans ce europeanism with a twist. Je ne suis donc pas la seule à me retrouver dans l'appel à la prière qui se mêle au son des cloches et aux cris des mouettes... J'aime aussi cette migration pendulaire désinvolte sur ce Bosphore qui est *juste* la frontière géographique désginée entre les continents européen et asiatique, c'est tout. No big deal.
Bon allez, à bientôt les copains!
L'AMM, mangeuse de tavuk göğsü...