Semestre 2 – Round 1
La perfide Albion, avec ses rues qui changent de noms en plein milieu, a un charme indescriptible.
Une fois qu’on l’accepte pour ce qu’elle est, son attrait s’amplifie encore.
Il est vrai que TfL (Transport for London) est le Diable et le Tube londonien sa créature. Mais si on s’arme de patience -et si on se bat bien pour avoir une place assise- un bon roman est une parure incroyable à ces aléas malencontreux. (Il faut aussi prévoir une marge d’au moins trente minutes, just in case… Sinon on risquerait de louper son easy-bus pour Luton Airport ou son cours magistral de Contemporary Spanish Politics tout dépend !)
Le temps intermittent est une légende, et au pire un parapluie –bleu turquoise (appelblauwzeegroen [NE]), ma signature- est une superbe parade. De plus, les orages sont un moment propice pour laisser courir son imagination débordante et avoir les plus brillantes idées du siècle (si tant est qu’elles ne soient pas oubliées, dès la fin de l’orage ; et dans la limite des stocks de brillance disponibles, bien entendu). Idées brillantes dont toi, petit étudiant vacancier (syn. Erasmus), tu aurais bien besoin pour finir de coucher sur le papier tes foutus 3000 mots requis avec une deadline qui se rapproche furieusement, ne le cachons pas.
Les locaux de King’s College, un labyrinthe ? Trouver une salle qui s’appelle S3.30 n’est plus un challenge, ou presque… (Mais, sacrebleu pourquoi la salle K3.41 est-elle à côté de la K3.36?) Bon, d’accord, il faut un GPS juste pour savoir comment se déplacer dans l’université, et alors ? Je concède que ça ne laisse rien présager de bon quant au reste de la ville aussi… Et pourtant.
Oxford St. est l’apogée de la culture capitaliste. Tout attire l’œil. Il faut consommer, c’est important, vital. Ça me rappelle l’article de ma Soumsoum nationale sur Times Sq et NYC. (Article inspirateur ici) La sortie de Tube est bondée. On dirait une fourmilière humaine. Du haut du deuxième étage de mon Bus pourpre, je contemple. On se croirait à une manif’, mais sans slogan, sans raison. Une sorte de rassemblement humain vain. Tout le monde marche dans la même direction, sans vie. Consommer toujours plus, voilà le mot d'ordre. Flippant. (Note-to-self : Ne jamais descendre à Oxford Circus ou Bond St., stations de Tube impraticables.)
Ah, oui ! Et sinon dans les parcs londoniens, les écureuils sont des accompagnateurs plus fréquents que les pigeons. Il faudrait leur proposer un deal pour s’installer outre-Manche. (« Gris ou Roux, on s’en fout » comme slogan ?) A bon entendeur, salut !
L'AMM, votre plus fidèle serviteuse.